Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : solide, mais pas le meilleur choix pour tout le monde
Design et encombrement : joli, mais ça prend de la place
Autonomie et gestion des longues sessions
Aspiration et lavage : ça fait bien le job au quotidien
Ce que propose vraiment le Saros 20
Navigation, obstacles et vraie efficacité au quotidien
Points Forts
- Très bonne puissance d’aspiration, surtout avec des poils d’animaux et des tapis
- Station RockDock vraiment pratique (vidage automatique, lavage et séchage de la serpillière)
- Format assez fin qui passe sous beaucoup de meubles et limite la poussière cachée
Points Faibles
- Navigation et franchissement de seuils parfois laborieux pour un modèle haut de gamme
- Prix élevé et quelques détails mesquins (comme l’absence de liquide de nettoyage fourni)
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | roborock |
Un robot haut de gamme qui promet beaucoup
J’ai utilisé le roborock Saros 20 pendant quelques semaines dans un appart de 80 m² avec deux chats, un tapis épais dans le salon et pas mal de meubles bas. Sur le papier, c’est clairement un modèle haut de gamme : grosse aspiration annoncée à 36 000 Pa, station qui lave et sèche la serpillière, vidage automatique, navigation avec caméra, etc. En gros, c’est vendu comme le robot qui te fait presque oublier que tu as un sol à nettoyer. Je l’ai pris justement pour voir si, au quotidien, ça remplace vraiment le combo aspirateur + serpillière qu’on fait à la main.
Concrètement, je cherchais surtout trois choses : qu’il gère bien les poils d’animaux, qu’il passe sous les meubles sans rester coincé, et que je n’aie pas à vider le bac tous les deux jours. Sur ces points-là, je peux déjà dire qu’il s’en sort plutôt bien, mais il y a quelques détails qui agacent et qui ne sont pas forcément visibles dans la fiche produit. Par exemple, la navigation est globalement bonne mais pas parfaite, et la gestion des seuils n’est pas aussi magique que ce que la marque laisse entendre.
Par rapport à d’autres robots que j’ai déjà testés (Roborock plus ancien et un modèle d’entrée de gamme d’une autre marque), on sent qu’on monte d’un cran en confort, surtout grâce à la station RockDock qui fait quand même une grosse partie du boulot chiant à ta place. Par contre, il ne faut pas rêver, ce n’est pas non plus un majordome : il faudra quand même gérer les câbles, adapter un peu ton intérieur, lancer de temps en temps un nettoyage manuel pour les taches vraiment collées. Disons que ça réduit clairement la corvée, mais ça ne la fait pas disparaître à 100 %.
Au final, ce Saros 20, je le vois comme un robot qui vise ceux qui veulent un truc assez complet, qui nettoie bien, et qui acceptent de mettre un bon budget. Si tu espères un appareil magique qui comprend tout tout seul et qui ne se trompe jamais, tu vas être un peu déçu. Si tu veux un bon niveau de propreté au quotidien et que tu es prêt à passer quelques heures au début à le paramétrer correctement, là ça commence à devenir intéressant.
Rapport qualité-prix : solide, mais pas le meilleur choix pour tout le monde
En termes de prix, le Saros 20 se place clairement dans le haut de gamme. On paie la grosse station, la puissance d’aspiration, les fonctions avancées et tout le blabla autour de l’IA. La question, c’est : est-ce que ça les vaut ? Pour moi, ça dépend vraiment de ton usage et de ton niveau de tolérance au ménage. Si tu as des animaux, des sols durs, et que tu veux réduire au maximum le temps passé à aspirer et passer la serpillière, oui, ça commence à se justifier. La station qui lave et sèche la serpillière, plus le vidage automatique, ça change vraiment le confort sur le long terme.
Par contre, il faut être honnête : tout le monde n’a pas besoin d’un truc aussi complet. Si tu as un petit appart, sans animaux, avec peu de tapis, un robot plus simple (même sans station) peut déjà te suffire pour beaucoup moins cher. Là, tu paies aussi pour la tranquillité d’esprit de ne pas avoir à t’occuper du robot tous les deux jours. C’est un choix de confort, pas une obligation.
Il y a aussi des petits trucs qui piquent un peu pour le prix. Par exemple, l’absence de liquide de nettoyage fourni, alors que la marque pousse son propre détergent, ça fait un peu radin. La navigation qui n’est pas toujours fluide et la gestion des seuils parfois galère, ça fait tâche sur un produit vendu comme très avancé. Rien de rédhibitoire, mais quand tu mets autant, tu t’attends à moins de compromis.
Globalement, je dirais que le rapport qualité-prix est correct pour du haut de gamme, mais pas forcément imbattable. Si tu veux le confort max avec une station très complète et que tu es prêt à payer pour ça, tu ne regretteras pas trop. Si tu cherches juste un sol propre sans forcément tous les gadgets, tu peux trouver plus simple et moins cher qui fera déjà bien le job.
Design et encombrement : joli, mais ça prend de la place
Niveau design, le Saros 20 est plutôt réussi. Le robot en lui-même est assez standard visuellement : rond, noir, avec une hauteur réduite par rapport à d’autres modèles. Là où ça se voit vraiment, c’est sur la station RockDock. Elle est assez massive, mais franchement pas moche. Dans un salon moderne ou un couloir un peu large, ça passe bien. On sent que la marque a essayé de faire un truc qui ne fasse pas trop "gros bloc plastique". Après, ça reste une grosse boîte à poser contre un mur, faut pas se mentir.
Ce qui m’a vraiment plu, c’est le côté ultra-mince du robot. Il arrive à passer sous des meubles où mon ancien robot restait bloqué. Sous le canapé et sous le lit, il passe là où je ne nettoyais quasiment jamais à la main, par flemme. Là-dessus, la promesse est tenue : si tes meubles font autour de 8 cm de hauteur, ça passe. Par contre, il faut quand même faire gaffe aux câbles et aux objets qui traînent, sinon il va passer dessous… et embarquer tout avec lui.
L’encombrement total robot + station, par contre, il faut le prévoir. La station est large et assez profonde, donc ce n’est pas un petit truc discret à glisser derrière un rideau. Idéalement, il faut un coin dédié, avec une prise à proximité et un sol bien plat. Si tu vis dans un petit studio déjà chargé, tu vas clairement sentir qu’elle prend de la place. Pour une maison ou un appart moyen, ça se gère, mais il faut y penser avant l’achat.
Globalement, je dirais que le design est soigné, sobre, et qu’on voit que c’est un produit plutôt haut de gamme. Mais ce n’est pas invisible non plus : tu vas le voir dans la pièce, et la station devient presque un "meuble" à part entière. Si tu veux quelque chose de très discret, ce n’est pas le meilleur choix. Si tu acceptes un peu de volume pour avoir plus de confort, là ça commence à devenir intéressant.
Autonomie et gestion des longues sessions
Sur la batterie, le Saros 20 tient plutôt bien, mais il ne faut pas oublier qu’il aime prendre son temps. En mode nettoyage assez exigeant (aspiration forte + lavage avec plusieurs passages), sur environ 80 m² avec pas mal de meubles, j’arrive souvent à la fin de batterie ou pas loin. Il finit généralement le tour, mais on sent qu’il n’a pas une marge énorme si tu rajoutes une pièce ou si tu forces le mode intensif partout. Sur un appartement moyen, ça va. Sur une grande maison, il faudra accepter qu’il fasse des pauses pour se recharger.
Le bon point, c’est qu’il gère bien les reprises de nettoyage. Quand la batterie descend trop bas, il retourne à la station, se recharge, puis reprend là où il s’était arrêté. Ça marche correctement, je n’ai pas eu de cas où il "oublie" une zone parce qu’il est allé se recharger. Par contre, ça rallonge forcément le temps total de nettoyage, donc si tu espérais un passage rapide pendant une courte absence, ce n’est pas toujours gagné, surtout si tu utilises des réglages un peu costauds.
En mode plus léger (aspiration standard, lavage normal, un seul passage), l’autonomie est largement suffisante pour un appart classique. Il lui reste encore pas mal de batterie à la fin, et tu peux enchaîner un deuxième cycle sur une autre zone si besoin. C’est vraiment quand tu commences à lui demander un gros travail de fond que tu vois ses limites. Rien de dramatique, mais ça ne colle pas complètement avec l’image du robot qui nettoie tout sans jamais s’arrêter.
En résumé, la batterie est correcte pour la plupart des usages, mais pas révolutionnaire. Pour un foyer standard, tu n’auras pas trop à t’en soucier, il fera sa vie. Pour une grande surface ou si tu veux toujours le mode max partout, il faudra accepter un nettoyage en plusieurs étapes. Disons que ça fait le job, mais ce n’est pas le point qui m’a le plus impressionné sur ce modèle.
Aspiration et lavage : ça fait bien le job au quotidien
Sur la partie performance pure, le Saros 20 est franchement solide. L’aspiration est vraiment puissante, surtout sur les sols durs. Avec deux chats qui perdent pas mal de poils, je vois clairement la différence par rapport à mon ancien robot plus basique : moins de poils qui traînent, moins de poussière visible le long des plinthes. Sur les tapis, ça se défend bien aussi. Il arrive à sortir les miettes et la litière qui s’incrustent, même si, comme toujours, ça n’égalera pas un gros aspirateur traîneau qu’on passe à fond de temps en temps.
Le système de double anti-enchevêtrements fait aussi son effet. Je ne dis pas qu’il n’y a plus jamais un cheveu coincé, mais clairement, je passe beaucoup moins de temps à nettoyer la brosse. Pour un foyer avec animaux ou cheveux longs, c’est un vrai plus. Je n’ai pas eu de blocages monstrueux comme sur d’autres modèles où il faut sortir les ciseaux toutes les deux semaines. Là, c’est plus ponctuel, et souvent le robot gère tout seul.
Côté lavage, la serpillière fait un boulot correct. Pour l’entretien quotidien, c’est largement suffisant : traces de pas, petites taches légères, poussière collée, tout ça disparaît. Par contre, comme d’habitude avec ce type de robot, les taches bien sèches (genre sauce séchée, café renversé depuis deux jours) ne partent pas en un seul passage. Il faut parfois relancer un mode plus intensif ou finir à la main. Le bon point, c’est que la station lave la serpillière à l’eau chaude, donc elle ne finit pas par puer comme sur certains modèles où tu dois la rincer toi-même tout le temps.
Au niveau de la couverture, la technologie FlexiArm est plutôt utile : il arrive mieux à nettoyer les bords et les coins que mon précédent robot. Ce n’est pas parfait, il reste parfois un petit liseré de poussière dans certains angles, mais globalement le sol a vraiment l’air propre après son passage. Je dirais que pour un usage quotidien ou tous les deux jours, le combo aspiration + lavage est largement suffisant pour garder un appart propre sans y passer ses soirées.
Ce que propose vraiment le Saros 20
Le Saros 20, c’est un robot aspirateur + laveur avec une grosse station qu’ils appellent RockDock. La station s’occupe de plusieurs trucs : elle vide le bac à poussière, elle lave la serpillière à l’eau chaude, elle la sèche à l’air chaud, et elle gère les réservoirs d’eau propre et sale. En usage réel, ça veut dire que tu n’ouvres presque jamais le robot lui-même, tout se passe dans la station. Pour moi, c’est clairement le gros point fort du produit : une fois tout installé, tu peux laisser tourner plusieurs semaines en ne faisant que remplir le réservoir d’eau et vider celui d’eau sale.
Au niveau des fonctions, on a tout ce qu’on attend d’un robot haut de gamme : cartographie pièce par pièce, zones interdites, zones à nettoyer plus souvent, gestion des tapis, réglage de la puissance d’aspiration et du débit d’eau, planification par jour et par pièce. L’application Roborock est franchement bien foutue, assez claire, même si elle est bourrée d’options. Il faut prévoir un peu de temps au début pour tout configurer : nommer les pièces, définir les zones, régler les modes de nettoyage. Mais une fois que c’est fait, tu peux vraiment adapter le comportement du robot à ta maison.
Ils mettent aussi en avant la caméra RVB et l’IA (SmartPlan, StarSight 2.0, etc.). En pratique, ce que ça donne, c’est surtout une meilleure détection des obstacles (chaussures, gamelles, litière, etc.) et la possibilité de voir en direct ce que fait le robot. Honnêtement, la caméra, c’est sympa les premiers jours, après tu t’en sers surtout pour vérifier s’il est coincé quelque part ou pour jeter un œil quand tu n’es pas chez toi. Ce n’est pas ça qui change la vie, mais ça peut dépanner.
Au global, la présentation marketing est un peu gonflée, mais la base est solide : c’est un robot pensé pour un usage régulier, avec une station qui limite vraiment l’entretien manuel. Si tu compares à un robot sans station ou avec une station basique, tu sens la différence au quotidien. Par contre, il faut accepter l’encombrement de la station et le fait que tout ce confort a un prix, clairement dans la tranche haute du marché.
Navigation, obstacles et vraie efficacité au quotidien
Là où j’attendais beaucoup le Saros 20, c’est sur la navigation. Avec tout le blabla sur StarSight 2.0, la détection 3D, la caméra, etc., je pensais avoir un robot presque "intelligent" dans ses déplacements. En pratique, c’est globalement bon, mais pas parfait. La cartographie initiale se fait vite, et le plan de la maison est plutôt précis. Il reconnaît bien les pièces, les meubles principaux, les gamelles, la litière, ce genre de trucs. C’est assez bluffant de voir qu’il identifie tout ça tout seul, mais derrière, son comportement n’est pas toujours aussi fluide qu’on pourrait le croire.
Par exemple, il lui arrive encore de se cogner plusieurs fois au même obstacle avant de bien le "comprendre". Sur certains pieds de chaise ou certains seuils, il va insister, reculer, revenir, comme s’il hésitait. Ça n’empêche pas le nettoyage, mais ça fait perdre du temps, et parfois tu le regardes faire en te disant qu’il pourrait être plus malin. La marque conseille de faire plusieurs passages d’aspiration simple au début pour affiner la carte, et c’est vrai que ça aide, mais même après ça, ce n’est pas tout à fait parfait.
Sur les obstacles, il s’en sort plutôt bien pour éviter les gros objets : chaises, paniers, grosses chaussures, etc. Par contre, pour les petits trucs (câbles fins, jouets très légers, chaussettes qui traînent), il vaut mieux ranger un minimum avant de le lancer. Il arrive à éviter certaines choses, mais pas tout. Si tu as des enfants qui laissent des jouets partout, il fera ce qu’il peut, mais il y aura quelques ratés. Rien de surprenant, c’est le cas de presque tous les robots, mais vu le discours marketing, on pouvait espérer un peu mieux.
Là où je suis un peu plus déçu, c’est sur la gestion des seuils. Sur le papier, il est censé franchir jusqu’à 8,8 cm, ce qui est énorme. Dans la vraie vie, sur des seuils bien plus bas (autour de 3-4 cm), ça peut être laborieux. Il essaye plusieurs approches, recule, reprend de l’élan, parfois se cogne derrière s’il y a un meuble juste après le seuil. Il finit souvent par passer, mais des fois ça prend plusieurs minutes, et ce n’est pas très "propre" comme comportement. Pour un robot censé être très avancé sur ce point, c’est un peu décevant.
Points Forts
- Très bonne puissance d’aspiration, surtout avec des poils d’animaux et des tapis
- Station RockDock vraiment pratique (vidage automatique, lavage et séchage de la serpillière)
- Format assez fin qui passe sous beaucoup de meubles et limite la poussière cachée
Points Faibles
- Navigation et franchissement de seuils parfois laborieux pour un modèle haut de gamme
- Prix élevé et quelques détails mesquins (comme l’absence de liquide de nettoyage fourni)
Conclusion
Note de la rédaction
Le roborock Saros 20 est un bon gros robot haut de gamme qui fait bien ce qu’on lui demande : il aspire fort, il lave correctement, et surtout, sa station RockDock limite vraiment l’entretien manuel. Pour un foyer avec animaux et un logement de taille moyenne, il apporte un vrai gain de temps. Le fait qu’il passe sous des meubles assez bas, qu’il gère mieux les poils grâce au double anti-enchevêtrement et qu’il lave sa serpillière à l’eau chaude, tout ça, ce sont des points qui, au quotidien, font la différence par rapport à un robot plus basique.
Par contre, ce n’est pas un produit parfait. La navigation est bonne mais pas au niveau du discours marketing, la gestion des seuils peut être agaçante, et l’autonomie montre ses limites si tu veux un nettoyage très intensif sur une grande surface. Vu le prix, on aurait aimé un comportement un peu plus "propre" sur ces aspects-là. Ça reste un appareil solide, mais il faut savoir où on met les pieds.
Pour résumer : si tu as des animaux, des sols durs, que tu détestes passer l’aspirateur et la serpillière, et que tu acceptes d’investir pour avoir un maximum d’automatisation, le Saros 20 est un choix cohérent. Si tu as un petit budget, peu de contraintes, ou que tu es prêt à faire un peu plus à la main, il existe des options moins chères qui feront largement l’affaire. En gros, c’est un bon robot pour ceux qui veulent se simplifier la vie au maximum, pas forcément le meilleur plan pour quelqu’un qui veut juste tester un robot sans se ruiner.